L'Eternel est mon Père ! Aimer c'est vivre et vivre c'est Aimer.
Par Sa grâce !
Le témoignage qui suit a touché mon coeur.
Cette femme est mon amie, elle est juive.
Elle est à mes côtés depuis quelques jours, et avant qu'elle ne reparte, elle a accepté de témoigner un épisode de sa vie.
Cette histoire est parue dans la presse en 1965.
Patricia continuera de témoigner sur ce blog,
De la grandeur et de la puissance de Dieu.

Témoignage de mon amie juive Patricia Melchior
Merci ma soeur d'être sur ma route, ©Lysdesaron
et qui ne sont pas necessaires à la compréhension du témoignage qui va suivre, je me trouvais dans une famille d'accueil avec mon petit frère.
Après que ma mère nous eut déposé tous les deux,
je sentais déjà dans mon coeur que quelque chose
allait se passer.
La petite fille de 5 ans et demi que j'étais,
subodorait l'horreur.
Les parents d'accueil de cette famille agréée par l'état ont abusé de moi et ont fait venir d'autres personnes pour me faire subir toutes sortes d'abominations.
Le reste du temps, j'étais enfermée dans un cagibi.
Mon corps entier me faisait mal, me brûlait, j'étais privée de tout, de nourriture, de soins, pourtant de façon étrange, j'avais confiance.
Il ne faisait pas noir dans le cagibi, deux yeux doux
me regardaient et je sentais une chaleur qui m'enveloppait.
Je n'étais pas seule, et pourtant aujourd'hui, je ne me pose même pas la question de savoir si Jésus
que je voyais déjà, aurait pu me sortir de là où j'étais.
Non, je ne me pose vraiment pas la question.
C'est comme une route inéluctable à suivre, sans pause, un itinéraire déjà tracé.
Lorsqu'on m'arrachait de ce cagibi, c'est mon corps qui partait mais pas mon coeur.
Mon coeur, Jésus l'avait déjà gardé dans Ses mains, c'est mon corps qu'ils salissaient.
Jésus avait déjà gardé mon coeur afin que je vive.
Ce calvaire a duré plusieurs mois.
Un après-midi, ils m'ont fait sortir de la maison, je n'avais pas vu la lumière du jour depuis mon arrivée.
Ils m'ont obligé à marcher jusqu'à la forêt la plus proche, la marche était insupportable.
J'entendais derrière moi un cheval hennir. J'étais pieds nus, je me souviens de cet épuisement, que je qualifierais proche de la mort.
Le cheval qui me suivait était monté par une jeune femme, je me suis retournée et je me suis trouvée face à ce cheval, majestueux.
Puis la jeune-femme a cravaché et éperonait sauvagement le cheval.
Il s'est cabré, il s'est comme déployé au-dessus de moi.
Je me suis écroulée dans le petit ru. Ce cheval a tout fait pour m'éviter, il est tombé sur le flanc droit, le bruit qu'a fait son corps, je l'ai encore en mémoire.
Du sang a giclé, la jeune-femme a été éjectée et elle n'avait pas lâchée sa cravache.
Quand je l'ai vu brandir sa cravache vers moi,
je me souviens avoir repensé aux yeux que j'avais vu dans le cagibi, et d'avoir dit dans mon coeur :
J'entendais sa voix :
Et la jeune-femme frappait, non pas sur moi, mais sur lui.
Lorsque je me suis éveillée, percluse de douleurs, j'étais au milieu d'une cour.
Face à moi, ils avaient installé le cheval, des sortes de tréteaux de fer sous son ventre le maintenaient debout.
J'avais déjà compris ce qu'ils allaient faire.
Ils allaient le tuer. Il était trop abîmé. Ils m'ont intimé de me lever.
Je regardais le cheval dans les yeux, alors, je me suis rappelée des yeux doux que j'avais vu
dans le cagibi et j'ai dit :
Alors tu le verras crevé !"
et des centaines de fois.
Dieu était déjà là ! Il a fait de moi une incorruptible.
Aujourd'hui j'ai 47 ans, ceci n'est pas le plus fort de mon témoignage de vie mais aujourd'hui je veux dire
à Dieu combien je lui suis reconnaissante
d'avoir gardé mon coeur entre Ses mains,
quand mon corps était meurtri.
"Je veux te rendre gloire Seigneur ! et je le ferais régulièrement sur ce blog. Amen !"
PATRICIA MELCHIOR
Merci Patricia d'être là, nul doute ...
Tu es la preuve vivante que Dieu existe,
C'est L'Eternel qui t'a gardé, lui le grand artiste !
Tu n'es pas la petite fille de la honte,
Mais une princesse sur qui la grâce de Dieu surabonde.
Sois en paix, Shalom ! Fille de Jérusalem !
Hachem t'aime !
Elle est pas finie ta vie,
Même si t'a eu beaucoup d'épines,
Tu sais au moins l'aimer pour de vrai,
Le désert t'a conduit près de Son coeur,
L'oasis n'est plus loin, elle effacera tes douleurs.
J'ai beaucoup de respect pour toi ma soeur,
Tu es dans ma vie comme une fleur
Dans mon jardin, dans mon endroit secret,
Jamais je t'oublierais.
A Dieu soit toute la gloire !
