L'Eternel est mon Père ! Aimer c'est vivre et vivre c'est Aimer.

Souccot (סֻכּות les cabanes) est l'une des fêtes les plus joyeuses de la tradition juive ;
elle est d'ailleurs appelée Epoque de Réjouissance dans la prière.
La fête de Souccot débute le 15 Tishri et dure sept jours dont les deux premiers sont chômés.
Elle est immédiatement suivie par la fête de Shemini Atsérêt, chômée aussi
Souccot
Elle se
célèbre du samedi 3 au dimanche 11 octobre
Lors de leur traversée du désert, après la sortie
d'Egypte,
les Hébreux étaient protégés en permanence par Dieu sous la forme
de colonnes de feu la nuit et de nuées le jour.
Ils pouvaient et devaient s'en remettre entièrement à Lui de façon sincère
et confiante, ce qui était en fait la condition pour que Dieu leur fournisse cette protection tandis qu'ils étaient vulnérables.
Dès lors, Il a institué la fête de Souccot, Fête des Cabanes, qui est la proclamation de l'abandon de soi à Dieu par la reconnaissance que la vie terrestre n'est qu'un épisode de l'âme, et que
les biens matériels ne sont accordés
que par le Créateur et restent Sa propriété.
Aussi, pendant les sept jours de la fête, la Torah nous prescrit
d'habiter dans des cabanes construites de feuillages et de bois,
en signe de confiance en Dieu et d'indifférence au confort matériel.
La Halakha (loi juive) prescrit de prendre les repas dans la Soucca,
d'y dormir, d'y étudier, et d'y habiter autant que possible.
Toutefois, si le climat ne le permet pas (pluie, froid),
on se limitera au strict minimum (consommer le pain sous la soucca),
afin de ne pas nuire à sa santé, ni dénaturer l'esprit de joie et de fête qui doit présider pendant cette semaine.
Aussitôt après le Yom
Kippour, toute la famille commence dans un
esprit de réjouissance la construction de la Soucca, dans le jardin,
sur le balcon ou dans tout autre lieu décent à ciel ouvert.
La Soucca doit être construite selon des règles et des proportions précises,
et le toît en est l'élément le plus important.
Il est de coutume de décorer la Soucca, en y accrochant
des fruits par exemple et en l'arrangeant de manière à la considérer
comme un lieu d'habitation.
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Le deuxième point clé de la fête de Souccot est le Loulav
(לוּלב),
Il nous est ordonné de prendre en main ces quatre végétaux et de les
utiliser
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Le dernier jour de Souccot est appelé Hoshaâna
Rabba qui est en lui-même
un événement d'importance, et la fête se conclut
par Shemini Atsérêt et Simhhat Torah.
La Torah associe la fête des Tentes à la sortie
d'Egypte, comme souvenir
de la protection divine pour les générations[49]. Or, l'exode eut lieu en Nissan,
époque de la fête de Pessahh. Pourquoi Dieu demande-t-Il donc que l'on célèbre
Souccot le 15 Tishri, plutôt qu'en Nissan ?
R. Sh. Dahan rapporte l'explication suivante.
Losrque les Israélites sortirent d'Egypte, Dieu les protégea effectivement
jour et nuit par la manifestation de Sa présence, sous la forme
de Nuées de Gloire (ananei hacavod)[78].
Or quand le peuple fauta, le 17 Tamouz, en construisant l'idole du veau d'or
pendant que Moïse était au mont Sinaï pour recevoir la Parole divine,
les Nuées de Gloire se dissipèrent car Dieu ne pouvait pas maintenir
Sa présence parmi le peuple souillé.
Moïse, après avoir obtenu le pardon pour le peuple, redescendit
pour la deuxième fois avec les Tables de la Loi, le 10 Tishri qui était un jeudi.
Il rapporta le 11 Tishri, vendredi, les paroles de Dieu qui prescrivaient
que chacun fasse don des matériaux de construction pour le Temple mobile
(or, argent, cuivre, étoffes précieuses, bois, etc.).
Sitôt après le Shabbat, le peuple, qui s'était repenti, se mit à l'œuvre,
dès le dimanche 13 Tishri. Ils furent si zélés dans leurs donations
et leur empressement pour le service divin, que très vite les matériaux
nécessaires à la construction du Mishkan furent réunis, le deuxième jour,
14 Tishri, si bien que Dieu décida que le peuple d'Israël méritait de nouveau la Présence Divine, et Il fit redescendre les Nuées de Gloire au soir de ce 14 Tishri.
C'est pourquoi Il fixa au soir du 14 Tishri, au moment où débute le 15,
l'époque de la fête des Tentes, commémoration du retour de la Protection Divine.

Pour ma part, il me semble que Pessahh et Souccot constituent deux moitiés
indissociables, sur le plan de la construction de la foi, et de sa transmission.
Concernant Pessahh, la Torah commande de raconter aux enfants ce que l'Éternel
a fait pour libérer les Israélites, et de manger des matsot,
afin de se souvenir de la sortie d'Egypte (léma'an tizcor).
Au sujet de Souccot, qui renvoie également à l'exode d'Egypte,
la Torah demande de construire une soucca et de sortir y habiter
afin que nos enfants sachent (léma'an yéd'ou) ce que l'Éternel nous a fait
Ces deux phases, l'explication et l'expérience, sont complémentaires
dans la vie de l'homme et dans l'éducation des enfants.
La soirée de Pessahh se caractérise par la mise en scène de l'histoire
de la sortie d'Egypte, sous la forme de récits et de commentaires :
la hagada. La matsa, symbole ultime de la sortie d'Egypte, se consomme :
elle entre dans le corps, de même que les récits, pour y être intériorisés
par l'individu.
Lors de la semaine de Souccot, c'est l'individu qui pénètre dans la tente,
et habite tout entier dans le symbole, et c'est par l'action que les enfants
revivent ce que leurs ancètres ont vécu.
Les deux phases doivent aller nécessairement ensemble,
pour que chacun puisse ressentir pleinement sa relation avec D.ieu,
et pour que cette relation privilégiée du Peuple Juif avec le Créateur
se transmette convenablement de génération en génération.
Dès lors, ce n'est pas un hasard si Pessahh, le 15 Nissan, et Souccot,
le 15 Tishri, sont séparées d'exactement 6 mois : une moitiée d'année,
pour matérialiser la complémentarité de ces deux aspects du judaïsme,
sous leurs diverses formes : prière et pratique, récit et action,
souvenir et expérience.
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Vayikra XXIII, 33-36 (Lévitique) |
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Vayikra XXIII, 39-43 (Lévitique) |
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Vayikra XXIII, 39-43 (Lévitique) |
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| Gabriel Zerbib | |
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